EPREUVES MARQUANTES

    Depuis 1980, Le Président Samaranch est à la tête du CIO. Quant au CNOSF, sa présidence est toujours assurée par Nelson Paillou. A l'occasion de cette XVIème olympiade, apparaît la mascotte Magique.



    A ces Jeux, 1801 athlètes sont engagés dont 1312 homme et 489 femmes, représentant 64 nations.
    Le nombre de nations n'a jamais été aussi élevé. L'Algérie, le Honduras, l'Irlande, le Swaziland et l'Equipe unifiée, représentant 5 anciennes républiques soviétiques, font leur entrée aux Jeux Olympiques d'hiver.

    L'ouverture des Jeux est proclamée par le Président François Mitterand et le serment prêté par la patineuse Surya Bonaly.
    Après de multiples surprises, telles que Michel Platini, dernier relayeur de la flamme, ou la jeune Savoyarde Séverine du Peloux, choisie pour interprêter la "Marseillaise", la cérémonie d'ouverture peut commencer.



    Celle-ci a été confiée à Philoppe Decouflé qui a déjà organisé le défilé du Bicentennaire de la Révolution Française en 1989. A ses côtés, son ami Philippe Guillotel est chargé des costumes.
    Le chorégraphe s'est attaché à suivre les principaux thèmes retenus par le Comité d'organisation : la jeunesse, la couleur, le dynamisme de la France et la pureté du geste sportif.

Vaste mise en scène de couleurs : La cérémonie d'ouverture a marqué les esprits.


    Pour la première fois dans l'histoire des Jeux d'hiver, la cérémonie d'ouverture est suivie par plus de deux milliards de téléspectateurs.

    Comme à Calgary, 6 sports sont au programme, plus 3 de démonstration : le curling, le ski artistique et le ski de vitesse.
    Les Jeux précédents avaient été marqués par une forte augmentation des épreuves. Cette inflation demeure à Albertville avec l'organisation de 57 épreuves, dont 25 réservées aux dames contre 18 à Calgary.
    On note l'apparition du biathlon féminin, du "short track" messieurs et dames, du 10 km messieurs et 15 km dames en ski de fond et, enfin, du ski artistique avec l'épreuve des bosses.
    Au total, 171 médailles seront décernées devant plus d'un million de spectateurs. Les droits de retransmission télévisée s'élèvent à 1460 millions de francs (222 millions d'euros).
    Pour un bon équilibre des épreuves, le Comité d'organisation a réparti les compétitions sur 13 sites, les deux plus éloignées étant les Saisies et Val d'Isère : 118 km.

    Le 17 Octobre 1986, lors de la 89ème session du CIO, à Lausanne, le Président Juan Antonio Samaranch avait déclaré : "Le CIO, réuni en session plénière à Lausanne, a attribué l'organisation des Jeux de la XXVème olympiade, Jeux d'hiver, à la ville d'Albertville."

    Les Jeux sont donc de retour sur le sol français, 24 ans après les fabuleux Jeux de Grenoble ; Jeux qui restent gravés dans les mémoires pour leur organisation et les performances des skieurs alpins.
    Les co-présidents du Comité d'organisation, Michel Barnieur et Jean-Claude Killy, veulent que ces Jeux ne soient pas seulement l'affaire d'une ville, Albertville, mais celle de toute une région, la Savoie.




COMBINE NORDIQUE



    Le 12 Février, sur le site du Praz, à quelques kilomètres de Courchevel, l'équipe de France réalise un doublé historique grâce à Fabrice Guy et Sylvain Guillaume.
    Leader de la Coupe du Monde, Fabrice Guy est le grand favori de l'épreuve. Ses principaux adversaires sont l'Autrichien Sultzenbacher et le Norvégien Lundberg. Quant à Guillauma, il peut téaliser une bonne performance.
    Le 11 Février, à 10h30, les premiers sauteurs s'élancent dans les airs. Fabrice Guy sait qu'il doit rester prêt de Sulzenbacher en saut à skis pour l'emproter en ski nordique. En fait, il saute si bien qu'il devance son rival autrichien. A l'issue de la première manche, Guy termine 3ème à 46" de l'Autrichien Ofner et à 16" du Japonais Nikata. Sulzenbacher est 4ème et Lundberg, 9ème. Fabrice Guy peut désormais croire à ses chances de médailles. Guillaume est 13ème, accusant un retard de 2'16".
    Le lendemain, à 14h30, est donné le départ de la seconde manche : le 15 km ski de fond sur une boucle de 540 m, au pied du tremplin de Praz.
    Guy est conscient que tous les regards sont dirigés sur lui.
    Au bout de 3 km, Guy rattrape le Japonais et, au 5ème km, il prend la tête et l'emporte facilement.
    Guillaume est transcendé par les encouragements des spectateurs qui se sont déplacé en masse. A la dernière boucle, il pointe à la 3ème place et, finalement, il double Sulzenbacher.
    Guy et Guillaume réalisent ainsi un véritable exploit. Deux Français montent sur les premières marches du podium.



    Malheureusement, ils ne rééditent pas cette performance dans l'épreuve par équipes, où ils finissent à la 4ème place, à 35" de la médaille de bronze remportée par l'Autriche.Les Japonais, quant à eux, sautent si bien qu'ils mettent la médaille d'or hors de portée dès le premier jour. Ils commencent le relais avec 2'27" devant les Autrichiens et 6'16" devant les Norvégiens.





SKI NORDIQUE



    Le jeune Norvégien Bjorn Daehlie est prêt à prendre la succession du maître incontesté dans sa discipline, son compatriote Vegard Ulvang.
    Tout commence le 10 Février par le 30 km classique. Malheureusement pour certains favoris comme le Finlandais Kirvesniemi, la veille, la neige a recouvert la piste de ski de fond des Saisies.
    Dans le camp norvégien, Daehlie et Ulvang sont prêts, la démonstration peut commencer. Sans vraiment créer la surprise, Ulvang remporte la victoire devant le futur héros de ces Jeux, Daehlie.



    Le 13 Février, le 10 km classique sacre une nouvelle fois Ulvang, mais non sans difficulté. De fortes chutes de neige se mettent à tomber pendant toute la course. Ulvang choisit ses skis à la dernière minute. Peu après les 5 km, Ulvang tombe et casse la poignée de son bâton. 500 m plus loin, un coéquipier lui donne un nouveau bâton légèrement plus court. 4ème à mi-course, Ulvang accélère et l'emporte.
    Le médaillé d'argent, Albarello a également des problèmes. Incapable d'éviter un skieur autrichien à terre, il tombe également. A la surprise générale, Daehlie doit se contenter de la 4ème place, à plus de 5" de la médaille de bronze remportée par le Suédois Majbaeck.
    Cette épreuve sert de première manche pour l'épreuve du combiné.



    La seconde manche se déroule le 15 Février avec le 15 km libre poursuite. Bjorn Daehlie démarre 25" après Ulvang. Il le dépasse après 4 km de course et l'emporte facilement. Ulvang est même dépassé par Albarello au 8ème km, mais il reprend la 2ème place deux kilomètres plus loin et bat les deux Italiens dans un finish haletant.

    Le 18 Février, plus de 15 000 personnes se sont déplacées pour assister à la suprématie de l'équipe norvégienne au relais 4x10 km. Pourtant Ottosson permet à la Suède de prendre la tête, mais Ulvang prend le large lors du deuxième relais et permet à la Norvège de l'emporter facilement. La Finlande remporte le bronze.

    Enfin, le 22 Février, au 50 km libre, c'est la consécration !
    Après seulement 2 km de course, il ne reste plus que dix fondeurs dans la trace de Daehlie, qui impose un rythme incroyable, toujours en accélération. Ulvang ne peut suivre et craque !
    Le triomphe de Bjorn Daehlie est total.

    les épreuves dames commencent par le 15 km classique. A 10 h, sur la piste de fond des Saisies, le départ est donné. A la surprise générale, Lyubov Yegorova remporte la course devant la Finlandaise Lukkarinen et sa compatriote Elena Vialbe. A plus de 40 ans, Raisa Smetanina, quadruple championne olympique, réalise l'exploit de se placer 4ème.

    Le 13 Février, l'épreuve du 5 km fond classique, comptant pour le combiné, sacre une nouvelle fois les trois femmes, mais dans un ordre différent : Marjut Lukkarinen, Lyubov Yegorova et Yelena Vialbe.

    Le 10 km fond libre sert de deuxième manche. La Finlandaise s'élance en tête, suivie des deux Russes mais, à l'issue de la course, Yegorova obtient son deuxième titre olympique et Vialbe sa troisième médaille de bronze. L'Italienne Stefania Belmondo, 4ème du 5 km et 5ème du 15 km, termine sur la deuxième marche du podium.



    Le 17 Février, les conditions météorologiques sont épouvantables.
    L'épreuve du relais 4x5 km se déroule sous une tempête de neige avec une température voisine de -7°C. Cela n'empêche pas l'équipe unifiée d'être intouchable. Seule Smetanina montre quelques signes de faiblesse face à la Norvégienne Nybraten. Yegorova, dernière relayeuse de l'équipe, est impressionnante de facilité.

    Quelques jours avant la clôture des Jeux, Yegorova prend part à la dernière épreuve, le 30 km fond libre. A l'arrivée, le podium est identique à celui du 10 km mais c'est l'Italienne Stefania Belmondo qui est lauréate avec 21"9 d'avance sur Yegorova, Vialbe terminant pour la quatrième fois à la 3ème place.




HOCKEY SUR GLACE



    L'ex-U.R.S.S., maintenant CEI, est à nouveau considérée cpùùe vulnérable. Ce sentiment semble justifiée lorsque la Tchécoslovaquie la bat 4-3 dans un match préliminaire. Mais la Tchécoslovaque est ensuite battue 5-1 par le Canada et la CEI revient batte les Canadiens 5-4. Les trois natons se retrouvent donc à égalité pour la première place du groupe B. Les règles du goal average placent le Canada en tête du groupe et leur donne le droit de jouer l'Allemagne.

    Cependant, ce qui devait être une victoire facile pour le Canada s'avère être un matche mémorable. Menés 2-3, les Allemands marquent à 2'22" de la fin de la troisième période. Les deux équipes se retrouvent en prolongation avec le "but en or". A la fin de la prolongation, les deux équipes sont toujours à égalité. Cinq hommes de chaque équipe se préparent pour les tirs au but. Le Canada mène 2-0, mais les Allemands reviennent à la marque. Le dernier tir est décisif. Eric Lindros tire en premier pour le Canada et marque. Peter Draisaitl se prépare pour l'Allemagne.
    Draisaitl pousse le palet entre les jambes de Sean Burke, mais ce dernier réussit à le ralentir. Le palet glisse vers le but et s'arrête sur la ligne du but.
    Selon les règles du hockey, le point n'est pas marqué si le palet ne passe pas la ligne de but. Le Canada se qualifie de justesse.
    Dans un autre quart de finale, la Suède est battue 3-1 par la Tchécoslovaquie.

    Dans la première demi-finale, la CEI l'emporte 5-2 devant les Etats-Unis en marquant trois buts en 6'. Dans la deuxième demi-finale, le Canada marque deux buts en dernière période et bat la Tchécoslovaquie 4-2.

    En finale, aucun but n'est marqué pendant les deux première périodes. Vyacheslav Butsayev marque en premier après 1' de matche en troisième période. Igor Boldin alourdit le score à 2-0 après 15'54" de jeu. Le Canadien Chris Lindberg marque à 17'20, mais un dernier but de Vyacheslav Bykov scelle la victoire olympique de l'ex-U.R.S.S.     Le 23 Février, quelques heures avant la clôture des Jeux, l'équipe unifiée remporte donc le tournoi de hockey sur glace contre les Canadiens.





SAUT A SKI



    Au grand tremplin, le sauteur finlandais, Toni Nieminen devient, à 16 ans, le plus jeune médaillé d'or des Jeux d'hiver.



    Au petit tremplin, Ernst Vettori, 3ème de la première manche, s'avère avoir les nerfs plus solides que les jeunes Höllwarth et Nieminen.




PATINAGE ARTISTIQUE



    Viktor Petrenko mène après le programme court. Dans la deuxième partie de son programme libre, il est déséquilibré et tombe, mais l'emporte cependant. La star de la compétition est Paul Wylie. Il est le seul des 6 meilleurs patineurs à réaliser son programme libre sans chute. Cependant, son programme libre n'est pas aussi difficile que celui de Petrenko. Le médaillé de bronze, Petr Barna, est le premier patineur à réussir un quadruple saut aux Jeux Olympiques.



    Les deux favorites pour le titre sont la Japonaises Midori Ito et l'Américaine Kristi Yamaguchi.
    Durant son programme court, Ito remplace son triple axel par un triple lutz. Mais elle tombe et n'entre dans le programme libre qu'à la 4ème place. Le chemin pour le titre est ouvert pour Kristi Yamaguchi.
    Après le programme court, Kristi Yamaguchi mène devant Nancy Kerrigan et Surya Bonaly. Dans le programme libre, elle est la première à patiner. Elle pose une main sur la glace, mais toutes ses concurrentes directes tombent. Kristi Yamaguchi l'emporte donc facilement.

    Le couple Natalia Mishkutenok/Artur Dmitriev est acclamé par le public pour son interprêtation de "Liebestraüme" de Franz Liszt.

    A Albertville, les Duchesnays sont tendus alors que Marina Klimova et Sergei Ponomarenko patinent avec douceur. La compétition tourne en faveur de Klimova/Ponomarenko lors de la danse originale, lorsque le couple décide de porter un costume "non-conventionnel" et de patiner sur une polka de Shostakovich.
    Pour l'emporter, les Duchesnays doivent remporter le programme libre et Klimova/Ponomarenko doivent se classer 3ème. Mais Klimova/Ponomarenko battent les Duchesnays à leur propre jeu en présentant une interprêtation vaporeuse de Bach. Neuf juges leur allouent la 1ère place.




PATINAGE DE VITESSE



    Le 500 m hommes est annoncé comme le duel le plus serré des Jeux Olympiques d'Albertville. Mais la compétition entre Uwe-Jens Mey et Dan Jansen n'a pas lieu. Patinant dans la deuxième paire, Jansen, apparamment échaudé par sa chute d'il y a 4 ans, hésite à entrer à pleine vitesse dans le dernier virage et perd de précieuses dixièmes de secondes. Deux paires plus tard, Mey réalise une bonne course et remporte la médaille d'or.

    Le 1000 m est la course la plus serrée de l'histoire olympique. La victoire revient à Olaf Zinke devant le Coréen Kim à 1/100ème de seconde.

    Johann Olav Koss remporte le 1500 m.

    La vistoire de Bart Veldkamp sur 10 000 m, est follement célébrée par les fans néerlandais dans les gradins.



    Bonnie Blair arrive à Albertville en étant la favorite du 500 m et du 1000 m.
    Le début du 500 m est reporté d'une heure pour permettre à la glace de durcir. La plus grande rivale de Blair, Ye Qiaobo, patine dans le deuxième paire contre Yelena Tiushniakova. Au changement de côté, Tiushniakova, à l'intérieur, ne laisse pas passe Ye qui doit se relever pour éviter une collision.
    Trois paires plus tard, Blair prend rapidement de l'avance sour Angela Hauck et bat Ye de 18/100ème de seconde. Les officiels chinois demandent que Ye puisse refaire sa course, mais la demande est refusée à la surprise générale.

    Dans le 1000 m, Bonnie Blair profit d'un bon départ et remporte la médaille d'or.



    Dans le 1500 m, Jacqueline Börner patine dans la première paire. Son temps de 2'05"87 résiste à l'assaut de la favorite Gunda Niemann.
    La médaille de bronze revient à la Japonaise Seilo Hashimoto.

    Comme prévu, Gunda Niemann remporte le 5000 m.





SHORT TRACK



    En finale du 1000 m, les deux Coréens, Kim et Lee, partent vite. Blackburn rattrape Lee, mais Kim l'emporte.

    La finale du relais est un duel spectaculaire entre les Coréens et les Canadiens. Les deux nations prennent tout à tour la tête. Après 30 tours, le Canada prend la tête de la course. Cependant, Michel Daignault glisse légèrement au milieu du dernier tour et permet à Kim Ki-hoon de s'infiltrer par l'intérieur. Il passe devant Daignault et l'emporte de 3/100ème de seconde en établissant un nouveau Record du Monde.

    En finale du 500 m, Cathy Turner laisse mener Hwang puis la dépasse après deux tours. Dans la dernière ligne droite, Li s'infiltre par l'intérieur et accroche le patin de Turner. Li prend une légère avance à l'approche de la ligne d'arrivée. Turner pousse son patin vers l'avant, mais pense avoir perdu. Lorsqu'elle réalise qu'elle a gagné, elle se jette dans les bras de sa mère.

    L'épreuve du relais féminin s'annonce comme le duel classique entre les Canadiennes et les Chinoises.
    Le Canada remporte la première demi-finale. Dans la deuxième demi-finale, la Chine prend une énorme avance. Lorsque Zhang Yanmei commence son dernier tour, elle est sur les traces du record du Monde. Elle n'a plus qu'à rester sur ses pieds pour qualifier la Chine. Mais Zhang perd soudain l'équilibre et vient s'écraser dans les ballustrades. La Chine est éliminée.
    En finale, les quatre patineuses québecoises battent facilement l'équipe américaine.




BOB A 2



    A la surprise générale, les Britanniques Tout et Paul mènent à l'issue de la première journée. Ils sont suivis par l'équipage italien Huber et Ticci et par les Autrichiens Appelt et Schroll.
    Le deuxième jour, les favoris Gustav Weder et Donat Acklin remontent de la 5ème à la 1ère place et offrent à la Suisse sa seule médaille d'or. Les Allemands Lochner et Zimmerman remontent de la 10ème à la 2ème place.




BOB A 4



    L'Autriche l'emporte de 2/100ème devant l'Allemagne.



LUGE



    Georg Hackl signe le meilleur temps de trois descentes sur quatre et l'emporte.

    Chez les femmes, Doris Neuner prend une énorme avance après la première descente. Elle remporte la victoire bien qu'elle ne remporte aucun autre passage. Sa soeur, Angelika, réduit l'écart à chaque descente, mais échoue à 73/100ème de la plus haute marche du podium.





SKI ALPIN



    La descente est remporté par Patrick Ortlieb. Le Français Franck Piccard se classe 2ème à 5/100ème d'Ortlieb. Günther Mader se classe 3ème.



    En remportant le super-G, Kjetil André Aamodt devient le premire médaillé olympique norvégien en ski alpin. Marc Girardelli termine 2ème.



    L'homme à battre du slalom géant est le tenant du titre, Alberto Tomba.
    Les seuls rivaux sérieux de Tomba sont Paul Accola, Kjetil André Aamodt et Marc Girardelli.
    Aamodt se lance dans le slalom géant en premier. Il établit un temps de référence en 1'04"81. Tomba, avec le dossard 6, le bat en 1'04"57. Accola suit en 1'04"88 et Girardelli en termine en 1'04"70.
    Comme les leaders descendent dans l'ordre opposé à leur place en seconde manche, Tomba démarre immédiatement après Girardelli. Il sait qu'il doit réaliser une performance quasi parfaite. Il démarre moyennement et se retrouve rapidement derrière le temps de Girardelli. Au fil de la course, Tomba trouve graduellement son rythme et dévale le dernier tiers de la course. Lorsqu'il passe la ligne d'arrivée, il ne sait pas s'il a gagné. Lorsqu'il voit la foule lever les bras, il sait qu'il a gardé son titre olympique.



    Finn Christian Jagge enregistre le meilleur temps de la première manche du slalom. Tomba ne se classe que 6ème à 1'58".
    Tomba réalise une deuxième manche sensationnelle, mais ne remonte que de 1'30" sur Jagge.

    Les favoris du combiné alpin sont Paul Accola et Marc Girardelli.
    La descente du combiné est repoussée de deux heures et quart pour permettre aux pisteurs de préparer la piste après les chutes de neige de la nuit. Le premier compétiteur, Girardelli, tombe. Après le passage de 12 skieurs, les officiels envisagent d'arrêter la course. Ils décident cependant de poursuivre l'épreuve. Paul Accola réalise une course prudente qui le place en 5ème position à l'issue de la première journée.
    Comme les quatre skieurs qui le précèdent sont faibles en slalom, la médaille d'or semble assurée pour Paul Accola. Mais, le lendemain, il manque une porte dès le début de la course. Il remonte et termine la course, mais les précieuses secondes qu'il a perdues le mettent hors de portée du podium.
    Pendant ce temps, le tenant du titre Hubert Strolz, après s'être classé 13ème de la descente, remporte la première manche du slalom.
    Dans la seconde manche, il manque une porte à 30 m de l'arrivée et est disqualifié.
    La médaille d'or revient à Josef Polig. La médaille d'argent est remportée par l'Italien Gianfranco Martin.



    A Méribel, Kerrin Lee-Gartner réalise la descente de sa vie. Elle l'emporte devant Hilary Lindh.



    Avec le dossard 4, Carole Merle skie magnifiquement et prend la tête du super G. Seizinger, Maier et neuf autres concurrentes ne peuvent pas battre son temps. C'est alors qu'arrive l'Italienne Deborah Compagnoni qui souffle la victoire à la Française.

    Pernilla Wiberg termine 2ème de la première manche du slalom géant. Elle enregistre le meilleur temps de la seconde manche. Diann Roffe et Anita Wachter se partagent la médaille d'argent.



    Julie Parisien prend la tête de la première manche du slalom en 48"22, juste devant Blanca Fernandez Ochoa en 48"25 et Petra Kronberger en 48"28.
    Mais Parisien se relâche entre les deux manches et ne réalise que le 8ème temps de la seconde manche. Petra Kronberger, quant à elle, ne se relâche pas. Elle remporte la médaille d'or.
    Annelise Coberger remporte la médaille d'argent et devient la première athlète de l'hémisphère Sud à remporter une médaille à des Jeux Olympiques d'hiver. Blanca Fernandez Ochoa remporta la médaille de bronze.



    Petra Kronberger est la grande favorite du combiné alpin. Elle remporte facilement la descente du combiné, mais le lendemain, elle ne se classe que 6ème de la première manche du slalom. Dans la seconde manche du slalom, elle attaque et réalise le meilleur temps.




BIATHLON



    Sur 10 km, Mark Kirchner l'emporte devant son compatriote Ricco Gross.

    Dans le 20 km, l'Italien Andreas Zingerle mène de plus d'une minute après 17,5 km, mais il manque 4 de ses 5 dernièrs tirs. Il termine 17ème. Kirchner, Löfgren et Popov manquent tous les trois la médaille d'or à cause d'un tir raté. La victoire revient finalement à Yevgeny Redkin.

    Dans le relais 4x7,5 km, l'équipe allemande prend un départ rapide, mais le Français Xavier Blond percute Ricco Gross dans la première descente. Gross ne passe le relais à Steinigen qu'à la 13ème place. Steinigen fait remonter l'équipe allemande à la 5ème place. Le troisième relayeur, Kirchner met l'équipe en tête. Le dernier relayeur, Fritz Fischer, parte le drapeau allemand sur les 50 derniers mètres.

    Dans le relais 3x7,5 km féminin, Corine Niogret place la France en tête à la surprise générale. Belova et Disl doivent faire un tour de pénalité après un tir manqué et sont respectivement menées de 27"2 et 39". Lors du deuxième relais, Misersky et Reztsova réalisent des performance époustouflantes. Lors du dernier passage de relais, l'Equipe Unifiée mène de 7"2 devant l'Allemagne et de 30" devant la France. Melnikova est cependant dépassée et la compétition se limite à un duel entre Petra Schaaf et Anne Briand. Briand rattrape Schaaf et entre dans le pas de tir en première. Bien qu'elle manque son troisième et quatrième tir, elle sent que Schaaf est encore plus nerveuse qu'elle. En effet, l'Allemande manque également deux cibles et Briand réussit à reprendre la course en première. Elle prend ensuit le large et permet à la France de l'emporter.




    L'Allemagne prend la première place au classement officieux des nations avec 26 médailles dont 10 d'or, 10 d'argent et 6 de bronze, suivie par l'équipe unifiée qui totalise 23 médailles.
    La Suisse est en pleine déroute : 3ème à Calgary avec 15 médailles, elle ne peut faire mieux que 14ème avec seulement 3 médailles.
    La Suède touche également le fond avec son unique titre et ses 3 médailles de bronze.
    La Norvège remporte 9 titres et 20 médailles.

    Le Président du CIO, Juan Antonio Samaranch déclare que ces Jeux "feront date dans l'Histoire et, au cours de la conférence de presse de clôture, Michel Barnier affirme qu'ils ont été un succès non seulement populaire, mais aussi médiatique.
    Malheureusement, cette fête a été endeuillée le 22 Février par la dispariton tragique du skieur de vitesse suisse Nicloa Bochatay, victime d'un accident mortel à l'échauffement.

    A l'occasion de la cérémonie de clôture, Decouflé et Guillotel ont mis en valeur le patrimoine culturel français par des danses folkloriques, notamment savoyardes.
    Comme la tradition le veut, le maire de Lillehammer, Audrun Tron, reçoit des mains du maire d'Albertville, Henri Dujol, le drapeau des Jeux d'hiver.
    Enfin, les Jeux s'achèvent après un farandole gigantesque où tout le monde danse au centre du stade olympique.


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