LES JEUX ET L'ESPRIT OLYMPIQUE


    De nos jours, les Jeux Olympiques sont la plus grande fête sportive du monde. Mais elle est également l'un des plus grand étalage de nationalisme, de commerce et de politique au monde. Ces deux aspects opposés des Jeux Olympiques ne sont pas une invention moderne. Le conflit entre les idéaux du mouvement olympique et la politique existait déjà pendant l'Antiquité.
    Les Jeux Olympiques, faisant partie d'une fête religieuse majeure honorant Zeus, le dieu principal grec, étaient le principal événement du monde antique. Ils étaient la scène de rivalités politiques entre des peuples venus des différentes parties du monde grec.
    Les hommes pouvaient s'identifier à des divinités pour lesquelles le combat était significatif de pouvoir.
    C'est ainsi que, selon certains mythes, la science du combat aurait été transmise aux hommes par les dieux eux-mêmes : la violence devenant par la même occasion un art, un sport et un jeu.
    Cependant, à l'heure des Jeux et pendant toute leur durée, les armées en guerre jouissaient d'un parfait armistice.
    En l'an 350 av. J-C, la trêve sacrée des Jeux Olympiques durait un mois. Dès qu'une Olympiade approchait, des caravanes cheminaient sans crainte vers Olympie puisque rien ne pouvait leur arriver en ce Temps de Paix.
Cette paix ne fut rompue qu'une seule fois, en 364 av. J-C, par les Arcadiens qui s'emparèrent d'Olympie pendant une Olympiade. La colère des Grecs fut immense et les Arcadiens furent exclus des Jeux pendant longtemps.

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