EPREUVES MARQUANTES

    Avery Brundage assure depuis 1952 la présidence du CIO, Armand Massard est remplacé à la présidence du Comité olympique français par le Conte Jean de Beaumont.

    A ces Jeux,1293 athlètes sont engagés, dont 1065 hommes et 228 femmes, représentant 37 nations. Une mascotte, Schuss, fait son apparition pour la première fois aux Jeux Olympiques.

    Lors de ces 13 jours de compétition, 35 épreuves seront disputées, représentant 6 sports. Au total, 106 médailles seront décernées devant près de 340 000 spectateurs. Les droits de retransmission télévisée s'élèvent à 13 millions de francs.
    Cette Xème olympiade, après Chamonix en 1924, marque le grand retour des Jeux Olympiques d'hiver en France.

    Le CIO a désigné la capitale du Dauphiné à Innsbruck, lors de la 59ème session du 28 Janvier 1964. Grenoble obtient l'organisation de ces Jeux face à Calgary, qui se consolera en les organisant en 1988.

    Pour le prestige de ces Jeux, le gouvernement français débloque des fonds spéciaux et d'énormes chantiers sont engagés : installation sportives, autoroutes, etc... L'objectif est de faire un bonne publicité aux stations du Dauphiné et, par la même, de la France.
    Lorsque Grenoble est choisie pour organiser ces Xème Jeux d'hiver, la ville est très en retard.
    Ces Jeux sont donc l'occasion unique de faire un bond en avant ! Grenoble devient une affaire d'état. Georges Pompidou a justifié la volonté du gouvernement en déclarant :
    "Il y avait là une occasion unique de développer notre équipement et de donner à nos stations une publicité sans précédent. Voilà autant que les Jeux eux-même, ce qui justifiait cet effort exceptionnel."
    C'est ainsi que l'Etat participe pratiquement à la moitié du budget du Comité d'organisation, l'objectif étant de promouvoir un département et une région, le Dauphiné, auprès de 2500 journalistes venus des quatre coins de la planète.

    Le nombre de sports est identique à celui d'Innsbruck, mais les sports et les épreuves de démonstration ont disparu. On compte cependant une épreuve supplémentaire : le relais 4x7,5 km messieurs du biathlon, qui s'ajoute désormais au 20 km.

    Les 37 épreuves ne pouvant toutes se dérouler à Grenoble (paradoxalement, la ville n'est qu'à 214 m d'altitude !) on réalise des voies rapides et de nouvelles liaisont autoroutières. Les épreuves de bobsleigh, par exemple, auront lieur à l'Alpe d'Huez.

    Pour la première fois, l'Allemagne est présenta avec 2 équipes différentes : Allemagne de l'Est et Allemagne de l'Ouest, chacune avec son drapeau et son hymne. Le Maroc et la Principauté de Monaco entrent dans le grand "cirque blanc", tandis que la Belgique est absente, faute d'athlètes.

    Pour la première fois également, l'ORTF retransmet les Jeux en couleurs, la couverture des compétitions se faisant en direct avec des commentateurs sur chaque site.
    Ainsi, avec les Jeux de Grenoble, on assiste à un tournant dans la manière d'organiser et de médiatiser.
    Les Jeux deviennent une immense vitrine où se mêlent région, département, ville, sites, architecture, technologie, etc...
    Et, si le 6 février 1968 tout est prêt pour accueillir le Général de Gaulle, la ville de Grenoble mettra 27 ans pour rembourses ces Jeux.

    L'ouverture des Jeux est proclamée par le Président Charles de Gaulle et le serment olympique prêté par le skieur Léo Lacroix.



Arrivée du Général de Gaulle

    Alain Calmat a le grand honneur d'allumer la vasque olympique et, pour que les spectateurs et télespectateurs puissent vivre cet instant magique, on a installé un micro sur sa poitrine.



    La cérémonie d'ouverture prend fin avec un lâcher de roses (emblème de la ville de Grenoble) sur la ville, depuis des hélicoptères.





SKI ALPIN



    Nous voici en 1968 à Chamrousse. Les épreuves doivent se dérouler les 8, 11, 12 et 17 février, mais les conditions atmosphériques sont catastrophiques. La descente messieurs, prévue le 8 février, est finalement repoussée au lendemain.
    Quatre Français sont en lice. Guy Périllat, dossard n°1, réalise le meilleur temps en 1'59"93... jusqu'à l'arrivée de Killy. Celui-ci obtient ainsi sa première médaile d'or en devançant Périllat de 8/100ème de seconde. Les autres Français, Orcet le Lacroix, sont respectivement 8ème et 20ème.

    La première manche du slalom géant débute le 11 février.
    Killy termine la journée premier.

    L'Américain William Kidd remporte la seconde manche mais Killy est second à 21/100ème. L'addition des deux manches donne au Français son second titre olympique devant le Suisse Willy Favre et l'Autrichien Heinrich Meissner. Malheureusement, Périllat termine à la 4ème place à 23/100ème de la médaille de bronze.

    L'avant-dernier jour des Jeux, Killy, à 25 ans, réalise son rêve : égaler l'Autrichien Sailer qui a remporté les 3 épreuves à Cortina d'Ampezzo, en 1956.
    Le 17 février, dans un épais brouillard, l'épreuve finale du slalom a lieu après les qualifications.
    La première manche est remportée par Killy avec 31/100ème d'avance sur l'Autrichien Alfred Matt.
    La seconde manche est à rebondissement.
    Le classement final annonce la victoire du Suédois Haako Mjoen, la 2ème place à l'Autrichien Karl Schranz et la médaille de bronze pour Killy. Cependant, on apprend très vite que le Suédois est disqualifié pour avoir manqué 2 portes et, à 19h30, que Schranz est également disqualifié pour les mêmes motifs. Killy entre alors dans la légende à côté de Sailer.
    Les Autrichiens sont outrés. Schranz déclare que s'il a manqué une porte ou deux c'est parce qu'il a été gêné par quelqu'un sur le parcours. Ses supporters affirment que l'homme mystérieux est un policier ou un soldat français qui s'est mis sur la route de Schranz pour assurer la victoire de Killy. Les Français, quant à eux, déclarent que Schranz a inventé toute cette histoire après avoir manqué une porte. Une réunion du Jury d'Appel se termine par un vote de 3 à 1 contre Schranz : les deux juges français et le juge suisse votant pour la médaille d'or de Killy, alors que le Colonel Readhead s'abstient et que le juge norvégien vote pour Schranz.

    Dans la descente dames, les Autrichiennes prennent la 1er, 3ème et 4ème place malgré l'absence de la Championne du Monde de 1966 : Erica Schinegger. C'est Olga Pall qui l'emporte.

    Après avoir terminé 10ème dans la descente et 2ème dans le slalom, Nancy Green réalise que le slalom géant est sa dernière chance de remporter une médaille d'or. Les entraîneurs canadiens l'amènent au sommet 45 minutes à l'avance et suggèrent de manger un morceau dans un restaurant tout près. En mangeant ils dicutent de ski. Soudain un entraîneur réalise que la course a déjà commencé. Lorsqu'ils arrivent au départ, la 5ème skieuse, Annie Famose, est sur le point de partir. Greene a la dossard 9. En fait, les entraîneurs avaient prévu toute cette péripétie afin que Greene ne soit pas trop nerveuse. Greene fait une course parfaite, mais lorsqu'elle se tourne pour voir son temps, le chronomètre tourne toujours.
    "Mon coeur s'est pratiquement arrêté. J'ai pensé que l'avais fait la course de ma vie et qu'ils avaient manqué mon temps."se souvient-elle. Après 2 ou 3 secondes, le mauvais fonctionnement du chronomètre a été réparé et son temps est apparu : 1'51"97 et médaille d'or.



PATINAGE DE VITESSE



    Lorsqu'il arrive à Grenoble, le Norvégien Fred Anton Maier a grand espoir de bien figurer, d'autant que l'anneau de vitesse de la capitale dauphinoise est réputée pour être une surface rapide, du fait, semble-t-il, des matériaux employés.
    Le 15 février a lieu le 5000 m. Fred Anton Maier détient déjà le record du monde en 7'26"2, mais, à la fin de l'épreuve, il réalise une triple performance : il bat le fameux Hollandais Cornélis Verkerk, obtient son premier titre olympique et améliore son record du monde de 3"8.

    Deux jours plus tard, la première place du 10 000 m lui échappe et il doit se contenter d'une nouvelle médaille d'argent, à 3/10ème du Suédois Johnny Höglin.
    Höglin, qui n'avait jamais patiné plus vite que 15'40", est un des vainqueurs surprises des Jeux d'hiver de Grenoble. Maier avait l'avantage de patiner en premier, mais Höglin, dans la 7ème paire, passe devant le temps de Maier à 3 tours de l'arrivée.
    Lors de cette épreuve, gagnée en 15'23"6, les cinq premiers battent le record olympique mais le record du monde, détenu par Fred Anton Maier en 15'20"3 tient bon.

    Richard McDermott a la malchance de courir dans la dernière paire du 500 m, sur de la glace qui fond sous le soleil. Erhard Keller, un étudiant dentaire de Munich, est un vainqueur fair-play. Il dit :
    "Ce que fit McDermott aujourd'hui venait de ses tripes. S'il avait couru dans des séries précédentes alors que la glace était encore bonne, j'aurais perdu. C'est aussi simple que cà."

    Chez les femmes, Tatyana Sidorova ne réussit que 46"9 sur 500 m et ne finit qu'à la 9ème place. Trois Américaines se classent à la 2ème, 3ème et 4ème place derrière la Soviétique Lyudmila Titova.

    Sur 1500 m, la championne olympique en titre, Lydia Skoblikova termine 11ème. C'est la Finlandaise Kaija Mustonen qui remporte l'épreuve.



PATINAGE ARTISTIQUE



    Le 11 février 1968, dans le PalAis des Glaces de Grenoble, devant 12 000 spectateurs et des centaines de milliers de télespectateurs, se déroule la finale dames du patinage artistique au cours de laquelle l'Américaine Peggy Fleming va prendre la succession de Tenley Albright et de Carol Heiss, toutes deux championnes olympiques en 1956 et 1960.
    Les 7 et 8 février ont lieu les figures imposées. Grâce à son élégance, sa légèreté et sa confiance en elle, Peggy Fleming remporta la première place.
    3 jours plus tard, malgré un programme libre mal assuré dans lequel elle transforme un double axel en simple et atterrit sur 2 pieds lors de la réception d'un double lutz incomplet, elle remporte une victoire légendaire en obtenant le titre olympique à l'unanimité. Gaby Seyfert obtient toutes les 2ème places des juges.

    L'Autrichien Wolfgang Schwarz, qui se classait toujours 2ème derrière son compatriote Emmerich Danzer, remporte la victoire la plus serrée de l'histoire du patinage olympique devant Tim Wood. Si le juge canadien ou le juge britannique avait donné 1 point supplémentaire à Wood, il aurait remporté la médaille d'or. Mais Schwarz est classé 1er par 5 juges, alors que Wood ne l'est que pour 4 juges. Danzer obtient les meilleurs notes pour le programme libre, mais il n'est que 4ème après les figures imposées. Il manque la médaille de bronze au profit du Français Patrick Pera à cause de la règle du classement. En effet 5 juges contre 4 le placent à la 4ème place alors qu'il a de meilleures notes que le Français.

    Belousova et Protopopov, respectivement âgés de 32 et 35 ans, atteignent le sommet de leur carrière amateur grâce à un programme élégant qui leur permet de remporter leur second titre olympique. Protopopov dit à la presse :
    "L'art ne se mesure pas en points. Nous patinons avec notre coeur. Pour nous, c'est la beauté spirituelle qui importe...Ces couples de frères et de soeurs, comment peuvent-ils exprimer l'émotion et l'amour qui existe entre un homme et une femme ? c'est ce que nous essayons de montrer."



HOCKEY SUR GLACE



    l'U.R.S.S. conserve son titre en hockey sur glace, devant la Tchécoslovaquie et le Canada.
    Le résultat final du tournoi est cependant toujours incertain à 2 matchs de la fin. Les grands favoris soviétiques ont été battus 5-4 par la Tchécoslovaquie, leur première défaite depuis 1963. Ceci entraîne que le titre peut être remporté par la Tchécoslovaquie, la Suède, l'U.R.S.S. et le Canada ; tous ayant 5 victoires et 1 défaite. Une victoire tchécoslovaque combinée à une victoire soviétique permettrait aux Tchécoslovaques de remporter la médaille d'or, Cependant, les joueurs tchécoslovaques, trop prudents et fatigués physiquement et mentalement suite à leur victoire sur l'U.R.S.S. ne font que match nul face à la Suède. Le match s'achève sur le score de 2-2 ce qui barre la route de l'or à la Tchécoslovaquie. Le match Canada-U.R.S.S. est décisif pour la victoire finale. Anatoly Firsov marque le premier but soviétique après 14'51" de jeu. Yevgeny Michakov marque le second but après 12'44" de jeu dans la seconde période. 3 buts supplémentaires soviétiques sont marqués dans la dernière période. Le match s'achève sur le score de 5-0 pour les Soviétiques.



SKI NORDIQUE



    La grande surprise est venue du titre de champion olympique obtenu au 30 km par l'Italien Nones Franco, qui a devancé tous les Scandinaves et le fameux Finlandais Eero Meantyranta, 7 fois médaillé olympique de 1960 à 1968. En effet, ce douanier de 27 ans des Dolomites est le premier skieur venant d'un pays non-nordique à remporter une médaille d'or en ski nordique. Il est vrai que Nones s'était entraîné dans le Nord de la Suéde avec un entraîneur suédois, mais sa victoire est cependant une grande surprise.

    Ole Ellefsaeter fête son 29ème anniversaire en remportant le 50 km

    Dans le relais 4x10 km, Eero Mäntyranta remonte plus de 26" dans le relais final pour coiffer Vedenine sur la ligne d'arrivée et remporter la médaille de bronze derrière la Norvège et la Suède.

     Chez les dames, Toini Gustafsson est la dernière skieuse à quitter le départ du 5 km. Informée du temps de Kulakova à chaque kilomètre, elle sait exactement quel temps elle doit battre. A 1 km de l'arrivée Gustafsson a 4" de retard sur Kulakova ; elle accélère sa cadence et l'emporte avec 3" d'avance.

    Gustafsson remporte également le 10 km.

    Dans le relais 3x5 km, Gustafsson remporte une médaille d'argent avec l'équipe de Suède derrière la Norvège. Gustafsson réalise cependant le relais le plus rapide de la course.



BOB à 2



    Le capitaine de l'équipe italienne de bob, Eugenio Monti, met un terme à 12 ans de carrière après avoir gagné l'or olympique.
    "Maintenant, je peux prendre ma retraite en homme heureux." dit-il. Mais sa victoire n'a pas été sans difficulté. Mené d'1/10ème de seconde apèrs 3 descentes, Monti établit le record du parcours en 1'10"5 et regarde les Allemands descendre en 1'10"15. Ceci met les Italiens et les Allemands à égalité et il est annoncé que les deux équipes se verront décerner la médaille d'or. Cependant, les juges changent d'avis en invoquant une règle du bobsleigh mondial. La 1ère place est décernée à l'équipe qui a établit la descente la plus rapide. Eugenio Monti, âgé de 40 ans, remporte finalement la médaille d'or olympique. Les règles ont été changées depuis permettant à 2 équipes de finir ex aequo.



BOB à 4



    Le danger de voir la glace fondre force les officiels à limiter la compétittion de bob à 4 à deux descentes. Les Italiens l'emportent donnant à Eugenio Monti sa deuxième médaille d'or.



LUGE



    La compétition, raccourcie par les conditions météorologiques, se termine avec à la 1ère place l'Allemande de l'Est Ortrun Enderlein et à la 2ème et 4ème place ses compatriotes Anna-Maria Müller et Angela Knösel. Mais les Est-Allemandes éveillent les soupçons en ne se montrant qu'à la dernière minute et en disparaissant dès la ligne d'arrivée. Leurs luges sont examinées et il est découvert que les lames ont été illégalement chauffées. Les 3 Est-Allemandes sont disqualifiées à l'unanimité du Jury d'Appel. C'est finalement Erica Lechner qui remporte l'épreuve.



COMBINE NORDIQUE



    Si Alois Kälin avait pu finir la course en ski de fond 2"3 plus tôt, il aurait remporté la médaille d'or, mais c'est Franz Keller qui remporte l'épreuve.



BIATHLON



    Magnar Solberg, âgé de 31 ans, est pratiquement inconnu dans le monde du biathlon. Il remporte la victoire sur 20 km en réussissant un tir parfait ; c'est la première fois qu'il réussit un exploit pareil. Alors que les photographes se pressent autour du vainqueur surprise, il leur dit :
    "Je suis très heureux, mais trop fatigué pour sourire."


    Les Xème Jeux Olympiques d'hiver s'achèvent le 18 février. Comme le veut la tradition, le drapeau olympique est transmis à la ville organisatrice des prochains Jeux, Sapporo, au Japon. Pour la première fois, les Jeux d'hiver auront lieu en Asie.

    Les Jeux de Grenoble sont globalement positifs. Le Comité d'organisation a feit un excellent travail et les sites avvueillant les épreuves ont très bien géré les compétiotions, à l'image du ski alpin à Chamrousse, du tremplin 70 m, du ski nordique et du biathlon à Autrans, du grand tremplin 90 m à St-Nizier-du-Moucherotte, de la luge à Villard-de-Lans et du bobsleigh à l'Alpe d'Huez.

    La Norvège retrouve la première place au classement officieux des nations avec 14 médailles dont 6 d'or, 6 d'argent et 2 de bronze, suivie par l'U.R.S.S., et en 3ème position, pour la première fois de son histoire, la France avec 9 médailles dont 4 d'or en ski alpin grâce à Jean-Claude Killy et Marielle Goitschel, 3 d'argent en ski alpin à Guy Périllat, Isabelle Mir et Annie Famose, et enfin 2 de bronze pour Annie Famose en ski alpin et Patrick Péra en patinage artistique. Les Etats-Unis doivent leur 9ème place à la patineuse Peggy Flemeing, la seule de la délégation américaine à remporter un titre olympique. Nous sommes bien loin de Squaw Valley où les Etats-Unis se situaient en seconde place derrière l'U.R.S.S.

    Ces Jeux de la Xème olympiade, immortalisés par le film de Claude Lelouch "13 jours en France", ont été aussi les Jeux des records. Avec tout d'abord le painage de vitesse sur le fameux anneau où 6 records olympiques ont été battus, sur 8 possibles, et ensuite evec les 3 médailles d'or de Jean-Claude Killy.

    Juste avant ces Jeux de Grenoble, le CIO avait lancé un pavé dans la mare au sujet du principe d'amateurisme. Il voyait d'un mauvais oeil l'évolution des Jeux et des athlètes avec l'argent et menaçait de prendre des mesures. Celles-ci seront effectives à Sapporo, 4 ans plus tard.


RETOUR JEUX OLYMPIQUES D'HIVER MEDAILLES 1968