2600 ans après que Rome a asservi la Grèce, voici les Jeux Olympiques de Rome.
    Il fait chaud à Rome.
    A la veille de l'ouverture et jusque dans la nuit, le Village Olympique vibre ; les arrivées se succèdent à un rythme échevelé.

    Le village est situé au Nord de Rome, dans une boucle du Tibre, à 10 mn seulement en voiture du Colisée.



    On ne sait pas encore que l'on va assister à des Jeux Olympiques d'une qualité technique et d'une intensité dramatique exceptionnelle.

    La veille de l'ouverture, sur la grandiose place Saint-Pierre, un spectacle précieux a lieu : des milliers d'athlètes et d'accompagnateurs de toutes les couleurs, de toutes les races, de toutes les religions sont venus en curieux ou poussés par la foi, recevoir la bénédiction du pape Jean XXIII.

    85 drapeaux, 85 pays. Un seul incident : le CIO a contraint la Chine Nationaliste à défiler sous le nom de Formose. En passant devant la tribune d'honneur les Chinois de Tchang-Kaï-Chek déroulent un calicot sur lequel on peut lire : "Under Protest" (Protestation).
    Les Italiens sont les plus applaudis, les Soviétiques les plus impressionnants tant leur délégation est nombreuse et les Français parmi les plus mal habillés.



    Après les discours protocolaires, après les cuivres aigus, après les lourds coups de canon, voici l'envoi léger de milliers de pigeons, et, soudain toutes les cloches de Rome se mettent à sonner.
    Alors le stade tout entier, la ville de Rome toute entière frissonnent de bonheur sous cette délicat dentelle sonore : froissement des ailes grises, carillons aériens de toutes les cloches vaticanes.

    100 000 spectateus s'extasient et le dernier porteur du flambeau entre dans l'ovale parfait du stade.



    Ensuite c'est le lanceur du disque italien l'ancien champion olympique : Adolfo Consolini qui prête le serment face à la mer des 85 drapeaux.



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