EPREUVES MARQUANTES

    Stockholm est élue "Cité des Vème Jeux Olympiques Modernes" en cette année 1912.

    Le gouvernement français à prévu un crédit de 100 000 F pour finance le voyage de la délégation française à Stockholm. Mais il faudra cependant qu'un mécène avance une somme improtante pour que le départ jusu'à Stockholm ait lieu.

    En cette année, Pierre de Coubertin veut encore croire à la paix universelle, bien que la guerre se profile déjà à l'horizon. Il trouvera à Stockholm joie et bonheur, ainsi qu'il l'écrire dans ses Mémoires :
    "Ce furent, 5 semaines durant, la liesse continue de la nature, le soleil étincelant à travers la brise de mer, les nuits radieuses, la joie des pavoisements multicolores, des guirlandes fleuries et des illuminations nuancées par l'éclat d'une lumière qui ne mourait jamais,..."

Pierre de Coubertin

    En ce 6 Juillet, jour de la cérémonie d'ouverture, qui se déroule en présence du roi Gustave V, Coubertin a de bonnes raisons d'être satisfait :
    Pour la première fois, les 5 continents sont représentés à ces compétitions.
    28 équipes et 2540 athlètes dont 57 femmes, défilent ainsi devant la famille royale de Suède avant que ne commencent "les plus grandes compétitions du siècle".

la famille royale de Suède

    Elles seront dominées une fois encore par les Etats-Unis (26 titres), suivis de près par la Suède (23 titres). La France, pour sa part, obtient 8 victoires.




EQUITATION



    Le capitaine Jean Cariou gagne le saut d'obstacle individuel en équitation.



VOILE



    Les Français Thubé et Fiteau s'imposent an yachting à bord d'un bateau de 6 m.



TENNIS



    Mlle Marguerite Broquedis s'adjuge le simple féminin en battant Dora Koering sur le score de 4-6, 6-3, 6-4.
    André Gobert et Maurice Germot l'emportent sur courts couverts ; Gobert avait d'ailleurs déjà remporté le simple sur court couvert.




TIR



    Paul Colas, héros olympique méconnu, est couronné 2 fois.
    Colas s'est imposé à l'arme de guerre à 600 m et à l'arme libre à 300 m. Dans l'épreuve à l'arme de guerre, il a obtenu la première place dans un barrage qui l'opposait à un Américain. Il l'emporte avec 95 points sur 100 possibles.
    A l'arme libre, Colas devance le Danois Madsen.




NATATION



    L'Hawaïen Paoa Kahanamoku triomphe dans le 100 m. En série, il réalise le temps de 1'2"6 et il l'emporte en finale en 1'3"4.
    Kahanamoku règnera longtemps sur le sprint mondial. Mais en cette année 1912, il s'en faut de bien peu pour qu'il ne puisse être couronné à Stockholm. A la suite d'une erreur d'interprêtation de l'horaire, les Américains arrivent, en effet, après l'appel des concurrents des demi-finales du 100 m. Kahanamoku ne sera autorisé à nager que grâce à l'intervention de son rival direct, l'Australien Cecil Healey, qui menace de se retirer avec toute son équipe si l'Américain ne peut pas prendre le départ.

    Healey est battu, mais l'Australie se rattrape en natation féminine avec Fanny Durack qui, en série du 100 m, bat le record mondial en 1'19"2, devant sa compatriote Wilhelma Wylie.




LUTTE



    La lutte fait son apparition à Stockholm. Elle donne lieu, en lutte gréco-romaine, catégorie des poids moyens, à un combat homérique entre le Finlandais Alfred Asikainen et le Russe Max Klein. Après 11 heures d'empoignade, Asikainen s'effondre, épuisé. Mais Klein, aussi épuisé que son malheureux rival, renonce à disputer la finale contre le Suédois Claes Edvin Johansson.

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